Egreville, village de Caractère du Gâtinais Val de Loing

Mis à jour : mai 5

La commune d’Egreville, dans le sud de la Seine et Marne, dans un secteur baptisé "Gâtinais Val de Loing ». Une cité labellisée "Village de Caractère » qui réserve quelques belles surprises dont une Halle du XV ème siècle et le jardin musée Bourdelle un patrimoine et des activités à connaître.

Sommaire :

  1. Visite de la Halle, commentée par M. le Maire Pascal POMMIER

  2. Histoire de l’église, racontée par Jean-pierre HERAULT

  3. Découverte du « foot golf » avec Sylvette CHARDONNIERAS

  4. Rencontre de 2 artistes, Annie CARDIN et Claude BOGRATCHEW

  5. Visite du château d'Egreville avec son propriétaire Rémy ROY

  6. Circuits de randonnées en forêt, commentés par Alain CHACHIGNON

  7. Histoire du Jardin Musée Bourdelle, expliqué par Christian FROT


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Charmante bourgade au cœur du Bocage Gâtinais, Egreville se situe sur le plateau qui domine la vallée du Loing. Ce bourg de 2300 habitants environ est représentatif de la riche région agricole du Gâtinais. Une florissante industrie du fer, se développa à Egreville dès le VIème siècle. C’est certainement de cette industrie que découla la richesse du village situé à un carrefour commercial sur le chemin de César qui, pendant longtemps, fit d’Egreville un pôle économique vital du Gâtinais. L’agriculture y a toujours été très prospère, l’argile présente dans le sol ainsi que la forêt ont permis le développement de nombreuses tuile- ries. Ses foires et marchés jouissaient d’une grande renommée et ce au mi- lieu d’un triangle de trois places fortes : Château-Landon, Ferrières-en- Gâtinais et Lorrez-le-Bocage. Egreville a hérité, de par son passé prospère, d’ un patrimoine qui, ap- précié depuis longtemps par les artistes, attire à présent les touristes. On vient de loin chaque deuxième samedi de décembre pour assister à un pittoresque marché à la volaille vivante animé par plusieurs con- cours (concours de volailles grasses, concours de plumage, concours de poulets fermiers cuits à la broche ), produits du terroir, dégustation de boudin blanc et de jus de pommes pressées à l'ancienne. A notre époque, Egreville est en Seine et Marne région Ile de France et limitrophe de l’Yonne région Bourgogne-Franche Comté et le Loiret région Centre-Val de Loire. Egreville fait partie de la Communauté de Communes Gâtinais Val de Loing qui compte 20 communes avec un total d’environ 20000 habitants.

LA HALLE La première halle fut dé- truite pendant l’incendie de 1282. La halle actuelle a été construite entre 1488 et 1500 en chêne. A cette époque, elle com- porte 8 travées. Les pieds en bois reposaient direc- tement au sol ou sur des pierres de faible hauteur et elle s’affaissait d’un côté. Un pignon est refait en maçonnerie, en 1638, une travée est supprimée et les socles de pierres sont ajoutés. La dernière rénovation date de 2003, le pavage et la toiture sont refaits. Jadis, il existait des amé- nagements, des greniers sous cette halle pour ser- vir de rangement et une bascule pour les animaux. Les marchés et les foires faisaient la réputation d’Egreville. Plusieurs se déroulaient sur les places et sous la halle :

  •  Un marché au grain qui disparut à la fin du XIXème siècle.

  •  Un marché aux veaux dont le premier fut organisé le 2 janvier 1858. C’était un mar- ché mensuel avec un concours 1 fois l’an. Le dernier eut lieu en 1937.

  •  Un marché à la vo- laille et un con- cours de volaille grasse en décembre à partir de 1927 sur la place Berne- Bellecour, et qui per- dure encore aujour- d’hui.

LE CHÂTEAU Vers 1100, Garmond 1er du Donjon (Gouverneur de Châ- teau-Landon) acquiert la terre d’Egreville et fait construire un 1er château-fort achevé vers 1150. Pendant la guerre de cent ans qui débute en 1337, le fief d’Egreville est allié des anglais. Vers 1431, le Chevalier Phi- lippe, Seigneur d’Egreville, changea de camp et fit allé- geance au Roi de France. Les anglais se vengent, ils sacca- gent le village, ils détruisent l’église et endommagent le châ- teau. Suite à ce saccage, les Sei- gneurs d’Egreville restent alliés au roi de France mais ils pré- servent le village en entrete- nant de bonnes relations avec leurs voisins Bourguignons (alliés des anglais) jusqu’à la fin de la guerre en 1475. Jean V (frère de Philippe) fait restau- rer le château vers 1455 dans un style renaissance. En 1540, la famille d’Egreville cède son domaine à Anne de Pisseleu, Duchesse d’Etampes et favorite de François 1er. Elle transforme le château féodal, en lui donnant un style plus Renaissance. Après la mort du roi, Anne de Pisseleu tombe en disgrâce. En 1561, pour proté- ger ses biens, elle lègue le do- maine d’Egreville, à sa nièce Jeanne Chabot, épouse de René d’Anglure.


L’ÉGLISE Dom. Morin, grand prieur de Ferrières et historien du Gâtinais, fait de Jean II d’Egreville, Sei- gneur des lieux de 1276 à 1306, le fondateur de la première Eglise Saint-Martin qu’il fait construire à partir de la chapelle de fief en même temps qu' il rebâtit la ville ravagée par un terrible incendie en 1282. Sans doute atteinte pendant la guerre de cent ans ( certainement en 1359 et peut être en 1429), peu favorable à l’entretien. Elle est reconstruite sous Louis XI, consa- crée le 12 février 1483 et restaurée en 1821. De l’église primitive, il ne reste que peu de chose : les fondations et, quelques pans de murs relevés de leur ruine et réutilisés dans la construction de l’église de style gothique. On explique ainsi une certaine dissymétrie de l’architecture, quelques vestiges d’art roman et les traces de diverses restaurations.

Au XVIIème siècle le Maréchal Louis de la Châtre sire d’Egreville fait agrandir l’église par l’adjonction entre 1614 et 1630 des bas-côtés Sud. Le Maréchal Louis de la Châtre fit encore percer le porche et ouvrir les grandes portes dans le beffroi ; C’est seulement à partir de cet instant que la tour devint partie intégrante de l’église et put être appelée « le clocher». Une crypte fut également construite à la demande du Maréchal sous le chœur de l’église pour recevoir les dépouilles mortelles des membres de sa famille. La grande flèche date de 1687. Pendant la révolution, diverses profana- tions touchèrent l’église et la crypte. L’intérieur de l’église est restauré à la fin des années soixante. Le maître -autel, les grilles qui l’entouraient, la grande chaire, des lustres et un retable de la chapelle de la Vierge sont supprimés.


MUSÉS JJARDIN BOURDELLE

Entre 1966 et 1969, Michel Dufet et son épouse Rhodia, fille du sculpteur Antoine Bourdelle, achètent plu- sieurs parcelles contigües, ce qui leur permet de constituer une pro- priété de près de 7000 m2, sur la- quelle s’élèvent trois bâtiments. Le plus vaste de ces bâtiments, une « longère » de 350 m2 sur deux ni- veaux, devient leur résidence secon- daire et les deux plus petits sont aménagés en maisons d’amis. Les bâtiments sont aménagés mais le travail le plus important qu’il réalise entre 1966 et 1972 est l’aménage- ment des terrains en un vaste jardin régulier. Michel Dufet va s’inspirer des jardins de style Art-déco qui étaient en vogue dans les années 1920-1930. Son objectif est d’instal- ler dans le jardin des sculptures en bronze d’Antoine Bourdelle qui se- ront magnifiées par le cadre végétal qu’il a organisé autour d’elles. Mi- chel Dufet et son épouse, tout en uti- lisant ce domaine comme une rési- dence secondaire qu’ils fréquen- taient assidument et qu’ils ouvraient à de nombreux amis et relations, avaient exprimé leur souhait que le lieu soit plus tard ouvert au public. Rhodia Dufet-Bourdelle, décédée en 2002, a légué la propriété au conseil général de Seine-et-Marne afin qu’elle devienne un musée. Le jardin, qui avait été moins entre- tenu depuis la mort de Michel Dufet, a alors été restauré par la paysagiste Françoise Phiquepal en respectant scrupuleusement la réalisation origi- nelle. Un espace d’accueil du public a été aménagé dans une des maisons d’amis, permettant l’ouverture du musée-jardin en juin 2005.


ACTIVITÉS DE PLEIN AIR En plein cœur de la campagne, le parcours du golf des Bruyères est agrémenté de difficultés natu- relles de type forêt, eau, terre. Un golf de 9 trous, sur un par- cours de 2393 mètres homme et 2132 mètres femme, en par 34, est ouvert au public du lever au coucher du soleil, été comme hiver. Idéal pour passer une journée exceptionnelle en fa- mille, entre amis ou entre col- lègues.

Le centre équestre "Aux écuries de Passy" est une petite struc- ture. Elle est agréée jeunesse et sport, école française d'équita- tion, et est labélisée poney-club de France". L'ambiance qui y règne se veut sympathique, fami- liale et décontractée. Elle se si- tue à 4 km d’Egreville, sur un domaine de 12 hectares, au cœur d'un hameau bordé de plaines et de bois. Les activités qui y sont proposées sont la prise en pension de chevaux et poneys, l'enseignement et l'accompagne- ment en compétition.